
[J’ai piqué la photo emblématique du mariage pour tous, je suis certain que l’AFP et l’auteur ne m’en voudront pas]
Il faut que je vous parle de ce couple du début du siècle dernier.
Ce couple classique de l’époque a eu des enfants. À l’époque, ça se fait par pelletée, c’est pas mal vu, c’est normal.
À l’époque, transmettre le nom paternel est aussi la normalité. L’honneur du père de famille est en jeu, il FAUT un garçon.
Mais après une dizaine d’enfants, le père a fini par s’asseoir sur sa fierté et le patriarcat social. Que des filles. Tant pis pour la transmission du nom. Pas le courage de continuer.
L’homosexualité existait. Mais dans un petit village de la campagne Axonaise, elle existait surtout chez les autres. Surtout loin.
Le père de famille nombreuse n’a pas réussi à s’asseoir une seconde fois sur sa fierté : l’une de ses filles n’a plus été très bien accueillie dans la famille après son coming-out.
Mais l’épilogue est heureux, car le grand père a changé d’avis, de façon de penser et de comportement lorsque sa fille, lesbienne, lui a annoncé qu’elle était enceinte et que son enfant porterait le patronyme familial. Ce fut l’un des plus beau jour de sa vie.
Première moralité, un principe « vieille france » patriarcal peut avantageusement en supplanter un autre.
Seconde moralité, tout le monde peut changer, y compris sur le sujet de l’homosexualité. Ça peut parfois prendre du temps ou nécessiter un événement particulier.
Tous mes vœux aux futur(e)s marié(e)s, même si je suis un ardent défenseur de l’amour sans papier 🙂
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