On nous gonfle depuis ce weekend dans tous les tabloïds online sur le thème « Il reste moins de 8% d’adresses IPv4 disponibles ».
Alors, il faut commencer par définir « disponible ». Si on regarde les tableaux de l’IANA (l’organisme mondial chargé d’attribuer les ressources numérotées, dont les fameuses IPv4), il y a encore 20 blocs (sur 256 existants) d’environ 16.7 millions d’adresse « UNALLOCATED » et 16 de plus en « RESERVED FOR FUTUR USE ».
En bref, 14% des blocs existants ne sont encore délégué à aucun RIR (Registre Internet Régional).
Parmi les 76% déjà alloué à des RIR ou réservés pour des usages précis (réseaux locaux, multicast, etc …), il faut encore distinguer ceux qui sont encore disponibles de ceux qui sont « ASSIGNED » et ceux qui sont « ALLOCATED ». En gros, le RIR n’utilise pas d’adresse mais ne fait que les deleguer (« ALLOCATED ») à des LIR (Local Internet Registry) qui eux même vont assigner de petits blocs aux utilisateurs finaux (« ASSIGNED »)
Il semble que les RIR aient une vingtaine de blocs d’avance non alloués à des LIR (ce qui nous amène donc a 56 blocs encore utilisables). Quant à connaitre le taux réel d’assignation des LIR aux clients finaux, c’est assez difficile.
Et ce n’est pas tout, il faut encore différencier les blocs assignés aux clients finaux des adresses IP réellement utilisées.
Au final, si on compte bien, il est fort probable que moins de la moitié des IPv4 soit aujourd’hui réellement utilisées. Cela dit, tout ce foin aura au moins l’avantage de pousser les gens vers IPv6 et c’est pas un mal 🙂
Ce blog est d’ailleurs accessible en IPv6 depuis peu. Ça, c’est fait.
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