Economie inversée

Quand je manque d’idées condensables dans un billet, je fais un peu de cosmétique sur le blog. Aujourd’hui, j’ai relégué le bouton « like » de facebook en fin d’article et l’ai remplacé par un bouton Flattr.

Flattr, c’est quoi ? C’est de la micro-économie de contenu inversée. C’est joli hein, dit comme ça ?

Pourquoi j’étais contre à la base ? Parce qu’il y a un ticket d’entrée de 2 € par mois et que ça me semble être un frein massif à l’adoption du principe par tout le monde et que la marge réclamée par le site me parait déraisonnable, surtout de par le fait qu’elle soit un pourcentage des sommes versées dans le système, j’aurais plutôt aimé une commission fixe par opération. La possibilité de faire un don ponctuel avec un paiement CB via paypal serait peut-être une bonne chose aussi, rassemblant en un seul bouton deux fonctionnalités.

Pourquoi j’y suis allé quand même ? Parce qu’il semble évident, après avoir réfléchi 20 secondes, que sans ticket d’entrée le système ne fonctionnera pas et qu’il me semble important de faire émerger ces nouvelles façons de rémunérer la création. J’y suis aussi bien sur allé parce que je compte devenir millionnaire avec mon blog.

Alors c’est quoi le principe ? Vous vous inscrivez sur le site, vous donnez une obole de 2 € mensuel minimum, et au hasard de vos lectures sur le net, si un contenu est accompagné d’un petit bouton vert-orangé estampillé Flattr, vous cliquez dessus pour signifier que vous avez apprécié le contenu. A la fin du mois, Flattr prendra vos 2 € (ou plus) et les répartira de façon égale entre tous les gens sur qui vous aurez cliqué.

Inversement, vous pouvez mettre des petits boutons Flattr sur à peu près tout et n’importe quoi et bénéficier d’une partie de l’obole de tous les gens qui auront cliqué.

C’est diablement plus rapide et simple que ce qu’on pouvait faire jusqu’ici avec Paypal et surtout c’est en lien direct avec le contenu en lui-même. Comme je le disais dans un billet il y a un moment, la culture française est difficilement déracinable et elle n’inclus que très peu le fait de rémunérer quelque chose à posteriori. Esperons que ça change. J’encourage tous les blogueurs, et plus largement tous les créateurs à implémenter Flattr, malgré tous ses travers, ne serait-ce que pour faire évoluer les mentalités !

Et un grand merci à Jean-Christophe qui, probablement sans le vouloir, m’a fait un peu accélérer la mise en route de tout ça (budget alloué à un cadeau pour les enfants, by the way)

Un petit tour d’horizon de ce qui se dit sur flattr :


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Commentaires

5 réponses à « Economie inversée »

  1. Avatar de Gordontesos

    Et on dirait que ça marche 🙂

  2. Avatar de K.
    K.

    Tient des économies plus libres :
    http://p2pfoundation.net/P2P_Currency_Systems

    Et ouai ca marche : http://tahoe-lafs.org/trac/tahoe-lafs

    et sans intermédiaire bin ca alors !

    1. Avatar de Bruno
      Bruno

      Question simplicité d’usage, j’ai l’impression que paypal reste largement plus simple que bitcoin.

  3. Avatar de K.
    K.

    Oui mais la simplicité c’est un problème technique : et ca peut se régler

    C’est mieux que ce soit sans intermédiaire, et décentralisé.

    Je suis certain que tu as compris que nos élites on peur de l’abondance : et par esprit conservateur ( avec de la peur ) freinent le changement ( surtout la méchante culture libre : mais ils ne voient meme pas que leur propre économie a crée de l’abondance qu’ils n’arrivent eux même pas a monétiser : c’est ridicule de jeter la faute sur internet ou la culture libre )

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_l'abondance

    Si on y réfléchissait deux secondes

  4. Avatar de K.
    K.

    C’est le progrès qui fait qu’on a besoin, dans la société dans son ensemble, de moins d’emploi

    C’est l’accumulation de richesse, et la compétition ( et la possibilité de racheter des concurrents ) qui fait le capitalisme crée sa propre tombe

    L’économie de l’abondance est inévitable : il va falloir accepter la diversité et la concurrence de projet : et il falloir partager

    « le monde du partage devra remplacer le partage du monde »

    Elle sera faite par des humains, ou peut être par des machines

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