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Viens bosser pour moi … Ou plutôt avec … Ou à coté

12 août 2011 1  213 vues 21 commentaires
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Crédit photo : Pierre Goiffon

Une discussion sur twitter à propos d’embauche m’a fait remonter un billet en tête, du genre de ceux qu’on laisse au fond du carton en disant « faudra que je pense à l’écrire » et qu’on n’écrit jamais.

Petit préambule pour commencer. A la sortie de mon diplôme (DUT BAC+2) je suis allé bosser, comme la majorité des gens, pour un patron. Le premier était génial mais n’a pas pu me garder plus de 6 mois pour des raisons bêtement financières. Le second me faisait bosser dans une cave où de la poussière tombait du plafond à chaque passage de métro et a fini par me jeter dehors en me disant que « franchement, vous pourriez porter un costume. J’ai l’air de quoi, moi, quand des clients viennent ici ? »

Autant vous dire que j’étais plutôt mal barré et assez remonté contre la gente patronale. Je me suis promis « plus jamais ça ».

J’ai donc sonné les cloches d’un ancien camarade avec qui on avait vaguement parlé de monter un business et on l’a monté. Un billet de 500 francs chacun en poche, c’était en mars 1998. L’internet, c’était tendance. Les gens avaient pas encore vu qu’il y avait une bulle … Mais je ne vais pas vous gonfler avec le parcours chaotique qui s’en est suivi, vous savez déjà que c’est une galère de monter une boite en France, et c’est rien de le dire, surtout quand on a pas été chercher 1 million d’euro chez un investisseur.

Mais à force de se planter, et avec l’arrivée d’un 3e larron, on a fini par réussir à fabriquer un truc qui tourne, qui est plutôt fun, et surtout qui nous rapporte de quoi bouffer. En gros, on en a chié à bosser 7j/7 pendant 5/6 ans avant de se payer le SMIC.

Ça doit bien faire 3 ans maintenant qu’on se dit au moins une fois par mois « faudrait qu’on embauche quand même ». Et puis… ben on n’embauche pas.

Non pas qu’on n’ait pas d’argent. En se serrant la ceinture un peu, on arriverait à dégager de quoi payer un SMIC, peut être même presque deux, et on pourrait avoir des esclaves pour faire tout ce qui nous gonfle.

Seulement voilà, même si on se la joue parfois « grosse enflure de capitalistes profiteurs », c’est juste pour donner le change à tous ces gens qui mettent tous « les patrons » dans le même panier. En vrai, on n’a pas envie de payer quelqu’un au lance-pierre pour lui faire faire des trucs chiants. Ce qui nous plait dans la vie c’est pas de faire du marketting, de la compta, ou du management, c’est de fabriquer de l’internet multimédia qui va vite.

Non, en vrai, on a envie de bosser avec des gens qui savent pourquoi ils vont bosser. On n’a pas envie de bosser avec des gens qui vont venir nous demander toutes les heures « et maintenant, je fais quoi ? ». On a envie de bosser avec des gens qui vont nous dire « le truc que tu m’a refilé là, ça m’fais chier, j’vais plutôt faire ça et tu vas voir ça va payer mon salaire pareil, voire même tu vas pouvoir m’augmenter ». On n’a pas envie d’une fille qui raconte le soir à son mari « putain j’me suis encore pris la gueule avec mon patron, quel connard celui là », on en préférerait une qui embrigaderait son mec pour monter une boite. En bref, on est tout sauf des patrons et on cherche plutôt des associés ou des partenaires que des salariés. Et c’est très con parce qu’on pourrait probablement se faire des couilles en or en exploitant des gens qui n’osent pas se lancer eux-mêmes.

Il me semble que dans la vague du peer2peer actuelle (d’abord la culture, maintenant la monnaie, demain la démocratie…) il faudrait commencer à penser le travail en peer2peer. Il faudrait surtout donner un cadre légal à ce mode de travail. Un cadre qui permette aux gens qui veulent l’expérimenter de le faire en toute quiétude. En bref, pas l’autoentrepreunariat géré par un RSI qui n’est toujours pas fonctionnel.

Peut être que quand on pourra réellement facturer des clients après une simple démarche de 15 ou 20 minutes en ligne, que ça marchera dans tous les cas de figure (parce que moi, ça fait juste 2 ans que je suis, en plus de tout le reste, autoentrepreneur, et que je peux pas déclarer mes revenus à ce titre), et qu’on cessera de diaboliser l’envie d’entreprendre, aussi minime soit-elle… Peut être que ce jour là, plus de gens s’y risqueront. En attendant, je comprends tout à fait ceux qui ne veulent pas mettre les mains dans ces galères et qui continuent à aller bosser pour leur patron, même s’ils le trouvent con, même s’ils se sentent exploités, même s’ils ont de très bonnes idées pour construire l’avenir.

Aaahhh si j’avais encore 20h par jour de dispo en plus … M’enfin, si vous avez une idée de business derrière la tête mais qu’il vous manque quelque chose pour vous lancer, n’hésitez pas à venir m’en parler :)

21 Comments »

  • THOMASSE Nicolas said:

    Super ^^, ça donne envie de venir travailler des patrons comme toi, y compris en gagnant une misère, ou en venant donner un coup de main bénévole..

  • Bruno (author) said:

    Bénévole pour une entreprise ça n’existe pas en droit français … Et a la limite, pour le oup je dirais que lmite … Tant mieux.

  • NyanNyan said:

    On rencontre pas tous les jours des patrons comme ça! Si un jour besoin d’un BAC+2 en rab’ je suis présent! :P

  • Bruno (author) said:

    Y’en a beaucoup plus que tu ne crois. Des entreprises avec 0, 1 ou 2 salariés, y’en a des milliers. Des milliers qui embaucheraient volontiers s’ils étaient certains de pas tomber sur la mauvaise personne.

    J’ai besoin de plein de gens … qui ont une vague idée de quoi faire pour trouver les gens qui leur paieront leur salaire :)

  • dju- said:

    > y’en a des milliers…

    Donc la solution, c’est peut être d’embaucher un autre « patron », de fusionner quoi… ;)

  • lildadou said:

    J’ai choisi la recherche plutôt que l’entrepreneuriat ^^’

  • Richard said:

    J’ai une histoire un peu pareil, je suis ingénieur en développement logiciel, mon premier emploi fut génial (une startup avec un patron génial, ou on travaillait pas pour lui, mais avec lui), mais on a pas réussi à trouver un « business model » viable …

    Me second boulot, fut une catastrophe (sous-payé à travailler dans la remise, sous les bons vouloir d’un patron « un peu versatile », sans jamais donner un signe de gratitude).

    Depuis, je me suis mis également à mon compte (depuis + de 2 ans, en tant qu’auto-entrepreneur, sauf que moi je peux déclarer mes revenus en ligne ;)) Et ça marche très bien (28 000€ de CA cette année par exemple).

    Depuis, avec un partenaire avec qui je travaille fréquemment depuis 2 ans, on a décidé cette année de s’associer et de monter un GIE pour pouvoir plus facilement gérer les gros projets et proposer des prestations complètes.

    Notre désire maintenant, c’est de trouver d’autres personnes, non pas pour travailler pour nous, mais avec nous. D’ailleurs il est hors de question d’embaucher qui que ce soit, (hormis prendre des stagiaires pour pouvoir nous transmettre mutuellement nos savoirs respectifs), mais uniquement de prendre d’autres « membres-associés ».

    D’ailleurs, cette philosophie (travail en p2p ;)) se propage de plus en plus. Je la rencontre souvent sous le nom « travail en réseau » : http://www.zevillage.net/2011/06/10/le-travail-en-reseau-innovation-des-entreprises-gagnantes/ (non, je ne fais pas parti des « Propulseurs »). Ce mode est de plus en plus à la mode, et est aussi un peu lié aux différents espaces de CoWorking.

  • dju- said:

    @Richard
    Ah, bin pour le coup, moi qui suis dans le monde du dev également (petite PME de proximité Parisienne), je trouve que le concept du GIE sympa, adieu l’éternelle mentalité concurrentielle (ce client, c’est le mien, pas le tien, na…) bonjour le partenariat et autres « opportunités croisées ». Par contre, niveau contractuel, relation client, facturation et compagnie, je suis curieux de voir c’est géré… ça ne me paraît pas évident.

  • Bruno (author) said:

    @lildadou : j’aimerais bien que quelqu’un me fasse un billet, un jour, sur le pourquoi du comment de la recherche plutôt que le salariat ou l’entrepreunariat :)

    @richard & @dju- : pourquoi s’emmerder avec un GIE dans ce genre de cas de figure ? Une SARL c’est pas plus simple ? Sans compter la protection du patrimoine …

  • JEEK said:

    Bonjour…
    …la façon dont tu parles de ta « vision du travail rêvé » me fait penser à Motion-Twin (une boite qui fait des jeux en ligne…entre autre); ils se définissent comme « …une Société Coopérative Ouvrière de Production à Responsabilité et à Capital Variable (SCOP ARL)… » !

    En gros, chaque employé est un « associé » et possède des parts de la boite (d’après ce que j’en ai compris).

    Qui plus est, tu as une vue du travail (en tant que patron) que je trouve plutôt « sympa » ; avec quelqu’un qui te voit plus comme un collaborateur que comme un employé, on ne peut avoir au final que du « gagnant/gagnant »…
    …enfin, je pense !
    :-)

  • Richard said:

    @dju : « Par contre, niveau contractuel, relation client, facturation et compagnie » => Les clients sont les clients du GIE et non « nos clients personnels » (même si des clients persos peuvent devenir client du GIE). C’est le GIE qui facture au client, puis les membres qui ont participé au projet facture au GIE.

    En plus cela permet que le GIE prennent directement en charge les frais diverses de déplacement et cie sans que ça rentre en compte dans nos CA individuel.

    @bruno : Une SARL est assez rigide, un GIE est souple et assez simple à gérer. De plus, moi et mon associé on est également assez attaché à notre indépendance, ainsi que la simplicité de gestion que nous offre notre statut (Auto Entrepreneur). En gros, on souhaite donné un cadre juridique à notre « association » qui dure depuis 2 ans, afin de simplifier au niveau de la facturation de nos clients, et aussi pour nos « investissements ».

    Au niveau du patrimoine, il y a très très peu de risques. Le GIE est surtout la pour facturer (et développer notre activité), pas pour faire des investissements lourds et/ou partager des ressources. Les seuls investissements qu’on fera seront entièrement financé par notre trésorerie. Donc on aura pas de créancier. Enfin, il est prévu qu’on passe en AERL (ou EIRL), donc niveau patrimoine cela va aller.

  • Bruno (author) said:

    @JEEK il existe une forme d’entreprise légale de ce genre, c’est la SCIC ou la SARL sous forme de SCOP, c’est pas mal, mais dans le cadre d’une activité nécessitant de lourds investissements, ça ne peut rapprocher que des gens ayant de grandes capacités financières (ou alors des philanthropes)

    @Richard les GIE que je fréquente sont loin d’être souples mais c’est sans doute plus du à leurs participants qu’au format GIE lui même.

    AERL je ne connaissais pas, il faut que je me documente :)

  • Richard said:

    @Bruno, un GIE est l’intermédiaire entre une asso et une entreprise. En fait, c’est une entreprise, fiscalement neutre, fonctionnant comme une asso, dont l’objectif est de développer les activités de ses membres (ou de mettre des moyens en commun, genre la DSI) et pas de faire de l’argent pour elle même.

    La loi ne pose donc pas bcp de contraintes, en gros celles ci dessus et d’autres bricoles, dont la plupart sont plutôt d’ordre structurel et sont à peu prêt du même « type/genre » que celles appliquée aux assos 1901.

    En gros, ce sont surtout les membres qui dictent comment fonctionne le GIE via le « contrat consécutif/statut ». Nous on a fait le choix d’un contrat très « simple ». (il fait 9 pages quand même.. mais en gros ça définie le gie, son objectif, ses financement, les règles pour entrer/sortir, des assemblés et de leurs pouvoirs, des pouvoir du gérant, les voix de recours)

    Ça fait 1 an qu’on réfléchit pour le GIE, la plupart des contrats qu’on a vu sont très complexes, ça devient vite une machine à gaz… Ils sont surtout réalisés pour des « grosses » ou moyennes entreprises françaises, avare de hiérarchie très poussée avec des administrations dans tous les sens..

    Nous on a souhaité un groupement simple (on est que deux, et on espère qu’a terme on soit 4/5 maxi). Notre objectif n’est pas de devenir une grosse structure, nos clients sont des TPE/PME, qui ont souvent des projets très intéressant, entreprises qui restent « humaine », ou on s’amuse réellement dans notre travail ou on y prends bcp plaisir.

  • Richard said:

    (dsl pour les fautes .. avec l’heure … et l’apéro …)

  • Richard said:

    Et AERL, en fait, c’est un mix de l’Auto-Entrepreneur et de l’EIRL, pour faire simple, la personne garde son statut d’auto-entrepreneur, ses avantages et ses contraintes bénéficie du partage de son patrimoine. En fait, l’EIRL est compatible avec l’AE, comme avec toutes les formes d’entreprises individuelles… sur ce, bonne nuit ;).

  • Rudloff said:

    J’adore les gens qui pensent comme ça et qui essaient de lancer leur truc même si ça ne rapporte pas tout de suite, parce qu’ils veulent faire quelque chose qui leur plaît.
    C’est plus ou moins dans le même esprit que j’ai lancé mon agence Web associative.
    Le droit un peu particulier en Alsace (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_de_droit_local) permettant aux associations de poursuivre un but lucratif et la forme associative nous permettant de tous travailler d’égal à égal (il n’y a pas de patron, juste des dirigeants qui s’occupent bénévolement des taches administratives en plus de leur boulot rémunéré) et de prendre toutes les décisions (y compris les rémunérations de chacun) en commun.
    Bon après, le projet n’est pas rentable pour l’instant (dur de convaincre qu’on est pro quand on est une association) mais c’est en tout cas une expérience très intéressante.
    Je recommande donc à tout le monde de se lancer dans ses projets même avec de petits moyens ou sur son temps libre.
    Je vais maintenant continuer ma nuit blanche en poursuivant la lecture de ce blog très très intéressant.
    Bonne continuation.

  • Bruno (author) said:

    @Rudloff il faut s’entendre sur le terme « lucratif ». Le dictionnaire dit « qui rapporte de l’argent ». Finalement, partout en France, et pas qu’en Alsace, une association a parfaitement le droit d’avoir des employés a qui l’association rapporte donc de l’argent.

    L’argument de poid qui est en face, c’est « ça peut rapporter de l’argent du travail, mais pas de l’argent du capital ».

    Oui, mais quand le capital est apporté par ceux qui travaillent, est-ce socialement inacceptable que cet argent fasse des petits, parce que finalement, pour créer quelque chose, il faut du travail et aussi de l’argent.

    C’est finalement cet « argent du capital » diabolisé qui pose problème. Et même si effectivement certains en abusent, j’ai quand même l’impression qu’on y gagnerai à traiter le problème autrement que « baahhh, c’est saaaaaale !! »

    Votre droit spécifique sur les assos est une chance, tu fais bien de la saisir :)

  • Rudloff said:

    En fait la loi 1901 interdit aux associations de redistribuer les bénéfices entre les membres (c’est ça qu’on entend dans ce cas là par « but lucratif »), qui doivent être bénévoles (la gestion de l’association doit donc être entièrement désintéressée) alors que le code civil alsacien-mosellan permet aux associations de spécifier dans leurs statuts des modalités de redistribution des bénéfices aux membres (à condition de s’acquitter de l’impôt sur les sociétés, des charges de l’URSSAF, etc) ce qui dans notre cas nous permet de rémunérer des gens qui ne travaillent pas régulièrement pour/avec nous en votant leur rémunération en assemblée générale.

    Après je ne recommande pas forcément ce statut à tout le monde (difficile d’avoir des infos claires, la plupart des organismes étant nationaux et donc loi 1901, beaucoup d’impôts/charges pour une association, etc) mais c’était surtout pour dire qu’il existe beaucoup de formes possibles pour une personne morale et que ça vaut donc le coup de chercher celle qui convient le mieux à son projet.

  • Alou said:

    Bonjour

    Merci pour ces notes riches en enseignement.

    Je suis dans une situation critique et je vous remercierais pour tous les conseils. En fait je suis actuellement salarié d’une grosse boite. mais le reve de ma vie depuis toujours a été de me mettre à mon propre compte. J’ai un diplome de troisième cycle en gestion et plus de 10 ans d’expériences dont 7 dans la boite actuelle. La bonne information est que j’ai déjà crée mon cabinet de conseil et formation qui se débrouille pas mal. Les revenu sont importants mais pas réguliers encore. je participe ou supervise les travaux en donnant les instructions le week end et souvent les soir quand je ne suis pas trop fatigué.

    La moins bonne nouvelle : c’est que je n’arrive pas a me décider de quitter le salariat pour me consacrer à ma boite et je perd du coup des opportunités de développer la relation clientèle et la boite même.

    Pourquoi ? je pense que c’est la peur que mes revenu de ma boite ne couvrent pas mes dépenses courantes en plus des charges de structure de la boite. J’ai pensé à mettre un peu d’argent de coté avant de décider.

    Quels conseils me donnerez vous ?

  • Bruno (author) said:

    Avoir un matelas de sécurité, c’est pas mal comme solution.

    Parler de son projet pro dans la grosse boite pour envisager un accompagnement vers l’indépendance et un retour au salariat en cas d’échec.

    Ou peut-être plus simplement négocier des vacances longue durée genre année sabbatique, pour tester, et pouvoir revenir au salariat si ça ne fonctionne pas.

    Se reposer sur une autre personne qui gagne bien sa vie est aussi une solution.

  • 22decembre said:

    « et qu’on cessera de diaboliser l’envie d’entreprendre, aussi minime soit-elle… »

    Et peut-être qu’un jour, enfin, les entrepreneurs se lèveront et nous montrerons tout ce qu’ils font de bien (vraiment). Comme ça, plein de monde aura envie…

    Parce que pour l’instant … !

    Mon premier patron, quoique sympathique, était parfaitement incompétent, gardait toutes les primes pour lui et allait faire de la planche à voile pendant qu’on bossait. Le turnover était de 50 % (la moitié du personnel était renouvelé tout les ans, c’est bien ça !), il a perdu trois administrateurs info en un an (dont moi) et certains des salariés se prennaient vraiment pas pour de la m***e et se permettaient d’insulter ceux qui leur plaisaient pas (dont moi à nouveau). Sympa pour un bureau d’études de 20 personnes max !

    Mon deuxième patron était une entreprise de travaux public notoirement corrompue, où la sécurité des ouvriers était vraiment pas prise au sérieux, mais qui, par contre accordait beaucoup d’importance à un processus qualité pour le moins bidon. Le chantier était un gachis financier, technologique, humain, énergetique… Et dire que quand on lit les théories économiques, on nous assure que l’entreprise est un processus éfficace ! Ça appelle à une redéfinition du concept d’éfficacité !

    Je connais une grosse PME (où je n’ai pas travaillé, mais la source est fiable) où le patron, au plus fort de la crise financière, accordait à son petit cercle de cadres dirigeants des grosses primes (10 000 € mini) pendant que les salaires du reste de la boîte stagnaient (crise financière et bénéfices faibles obligent).

    On peut tourner ainsi durant des heures sur les entreprises (grandes et petites) qui évident soigneusement d’utiliser les compétences et la créativité de leurs employés, dont les patrons fuient les responsabilités quand viennent les problèmes, qui ne regardent vos expériences, diplômes et compétences que s’ils sont issus de grandes écoles et que vous rentrez dans les cases du formulaire bureaucratique H3012 …

    On doit aussi citer les grandes banques, belles entreprises qui nous foutent dans la mouise aujourd’hui.

    Et finalement, en temps que client, l’autre côté de la médaille n’est pas mieux, où qu’on regarde.

    Alors franchement, pourquoi on aurait envie d’en être ?

    Moi aussi j’ai des idées plein la tête, mais quand je vois Ça, je sais pas si j’ai envie. Pourtant ça y ressemble fortement (à l’envie d’entreprendre) !

    Le seul avantage que je vois, c’est que là dedans, on peut (peut-être) inventer des trucs bien, réflechir autrement (les scop notamment m’interessent beaucoup), faire sa route… Le problème là aussi, c’est qu’on le voit pas ce côté positif !

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