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Articles tagged with: prohibition

Internet, Nouveau monde »

[16 Oct 2010 | One Comment | 178 vues]

Article originellement publié par Bluetouff sur son blog sous le titre original de « Le Net français à l’ère de la prohibition culturelle », mais j’aime pas les titres trop longs :)


L'abus de loi liberticides est mauvais pour ton internet

Une fois n’est pas coutume, nous allons un peu causer histoire sur ce blog. Une histoire surprenante que les plus jeunes d’entre vous ne connaissent peut être pas mais qui mérite surement qu’on la raconte. C’est il y a fort longtemps, en 1883, qu’une distillerie canadienne située en Ontario devient la propriété d’un certain Joseph E.Seagram. Elle est ainsi rebaptisée Joseph E. Seagram & Sons. C’est en 1928 que la Distillers Corporation Limited de Montréal rachète la distillerie Seagram, qui ne peut légalement prospérer comme prévu, puisqu’au même moment, de l’autre côté de la frontière, aux USA, c’est la prohibition. Mais le Canada devient naturellement le premier exportateur du continent pour éponger la soif illicite des voisins américains.

En 1933, à la fin de la prohibition, les invendus de 12 ans d’âge inondent le marché américain et la compagnie Seagram devient particulièrement rentable. C’est bien plus tard, vers 1981, que la Seagram Company Ltd tente de diversifier ses activités, d’abord dans l’énergie (pétrole et gaz). Puis, en 1995, c’est un virage à 360° qui est opéré. Profitant des 9 milliards de liquidité de la vente de ses participations dans DuPont, Seagram prend le contrôle d’Universal Studios, MCA, PolyGram, et Deutsche Grammophon. Lire la suite »

Internet, Nouveau monde »

[15 Oct 2010 | One Comment | 296 vues]

Article publié originellement par Fabrice Epelboin sur ReadWriteWeb en guise d’inauguration de cette rubrique « nouveau monde » qui tentera de regrouper tout ce qui se fait en matière de « le monde, avant, pendant, après » en restant, bien sur, internet centric.


Disparition des aides fiscales destinées aux startups, prélèvement supplémentaires sur le numérique, financement, sur son dos, des industries n’ayant pas réussi à faire évoluer leurs modèles économiques a travers la Carte Musique Jeune… Le nouveau slogan de la France 2012 pourrait se résumer ainsi : le numérique, il ne passera pas par moi.

Combien d’années de retard supplémentaires allons nous prendre du fait même de la politique numérique actuelle ? Suffisamment pour qu’on continue pendant encore quelques décennies à «rattraper le retard», une expression courante, utilisée à tord et à travers depuis les premières années du web, à l’époque ou la vache à lait du minitel avait poussé France Télécom a retarder le plus possible l’arrivée d’internet pour presser le citron du minitel jusqu’à la dernière goutte.

Nous entrons, comme le dit parfaitement Bluetouff,dans une ère de prohibition. Une ère de régression culturelle dans un monde qui, lui, entre apeuré dans la civilisation du numérique. Un monde où culture, connaissances et savoirs appartiennent à l’économie de l’abondance. Ici, on impose la rareté.

Les premiers signes d’une société qui se recroqueville sur elle même sont déjà visibles de tous. Le simple fait que des jeunes, qui savent au plus profond d’eux même que le problème des retraites ne les concerne pas, tant le monde aura changé d’ici à leurs 60 ans, manifestent dans la rue, est en soit, porteur d’un conflit qui s’annonce très dur.

Des «éléments de langage» commencent à apparaitre dans le camp d’en face. C’est sur ce point que j’aimerais m’attarder. Deux mots vont connaitre une évolution sémantique rapide, deux mots sur lesquels il va devoir se battre afin de préserver leur sens, se battre avec nos blogs, avec Twitter, Facebook, et tout l’attirail numérique habituel. Lire la suite »