Problème d’oeuf et de poule

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En lisant ce matin un article de PCInpact, je me suis posé une question un peu tordue que je vais tenter de résumer.

Soit un abonné à internet quelconque pris dans la tourmente de la loi qui se verrai couper sa connexion au réseau au motif, donc, d’un défaut de sécurisation de son accès. Outre le fait, comme signalé dans l’article de Marc Rees, que la haute autorité devrait transmettre au parquet le fait qu’il y ai eu une infraction au droit d’auteur pour que des poursuites soient engagées, on sait aussi que le ayants droits peuvent tout à fait lancer ce type de procédure en même temps que les saisines adressées à la HADOPI.

Deux cas de figures possibles :

L’abonné n’est lui-même l’auteur du téléchargement illégal. Il peut donc être poursuivi par la haute autorité pour défaut de sécurisation de son accès mais aucune poursuite basée uniquement sur les relevés d’adresses IP effectués par les ayants droits ne saurait avoir lieu sans investigation complémentaire, la simple adresse IP ne pouvant préfigurer de qui était derrière l’IP à l’instant ou l’infraction a été commise.

L’abonné est l’auteur du téléchargement illégal. Il commencera donc par être poursuivi par la haute autorité qui l’aura flashé sur les autoroutes de l’information et probablement condamné à une coupure d’accès et/ou à une amende légère s’il est flashé trois fois de suite. Il sera donc condamné, d’après la loi, parce qu’il n’aura pas veillé “à ce que cet accès ne fasse pas l’objet d’une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’œuvres ou d’objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sans l’autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II lorsqu’elle est requise.” (Art L336-3)

Il pourra (devra, si on suit l’article 40 du code de procédure pénale) aussi être poursuivi par le parquet avec les ayants droits en tant que parties civiles pour l’acte de mise à disposition illégale du fichier en lui même.

Quelle serait alors la probabilité qu’un juge estime qu’une condamnation au motif de contrefaçon serait une double peine, partant du principe que “ne pas veiller à la bonne utilisation de son accès internet” et “mal utiliser son accès internet” sont deux actions identiques exprimées de deux façon différentes. HADOPI deviendrait donc une possibilité simple pour se protéger de tout risque de poursuite directe de la part des ayants droits ?

Amis juristes, éclairez moi, j’ai l’impression que je déraille totalement.

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Comment brûle un firewall ?

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Crédit photo : Ian Lloyd (flickr)

Après les émotions d’hier, il est temps de revenir à nos bon vieux fondamentaux techniques.

Laissons de coté les croyances de certaines personnes haut placées mélangeant firewall et traitement de texte. Un firewall c’est un logiciel (non, pas un matériel, malgré ce que d’autres personnes tentent de vendre) qui sert à filtrer des paquets.

Nous avons deja abordé le fonctionnement d’IP et de TCP, je n’y reviendrais donc pas.

Contrairement à une croyance tenace, probablement hérite de films plus ou moins anciens, on ne peut pas, même en étant très doué, pirater tout et n’importe quoi via internet.

La première chose à avoir pour pirater une machine, c’est une porte qui puisse être défoncée. Dans la vrai vie, vous pouvez toujours taper dans un mur dans le but d’y faire un trou pour rentrer, sur le réseau, si une machine refuse vos demandes de connexions pernicieuses, vous ne pourrez jamais la forcer à les accepter.

Partant de la, un firewall sur une machine qui refuse déjà toute connexion, ca n’a strictement aucune utilité.

La ou ça a un intérêt, c’est

  • d’une part lorsqu’on ne maîtrise pas ce qui est installé sur une machine (généralement faute de compétences) .
  • mais aussi et surtout lorsqu’on souhaite autoriser de manière sélective l’accès à des ports ou renforcer la sécurité de logiciels qui ne proposent que des contrôles trop légers à son gout.
  • et enfin, les firewall peuvent également servir à filtrer le trafic sortant. C’est par exemple le cas des réseaux d’entreprise qui veulent interdire MSN, le P2P ou autre.

Quelques exemples pratiques :

  • Madame Michu a tout un tas de logiciels sur son PC. Elle a activé le firewall de Windows pour se protéger comme Mme Albanel elle a dit. Mme michu devrait penser à aller faire un tour dans les paramètres du firewall pour bien vérifier que des logiciels ne se sont pas octroyés plus ou moins discrètement le droit de passer outre la protection.
  • Un hébergeur peut installer un firewall centralisé entre sa sortie vers internet et ses clients pour gérer en un seul point la sécurité de la plateforme. Dans ce cas, on pratique généralement le “tout est fermé en entrée et on ouvre sélectivement ce dont on a besoin et tout est ouvert en sortie et on ferme sélectivement ce qui pose problème au cas par cas”.
  • Une entreprise dont le patron est très axé productivité peut installer, en plus d’un routeur qui fait du NAT (et protège donc mécaniquement de tout trafic entrant, tout en permettant de n’avoir qu’une seule IP publique), un firewall filtrant le sortant pour n’autoriser que l’accès au web, voir pire, une redirection automatique vers un proxy qui permettra de choisir précisément quels sites peuvent être autorisés ou interdits.

Si vous avez bien suivi les exemples, vous avez compris qu’un firewall peut se trouver aussi bien sur la machine finale à protéger qu’en amont dans le réseau. Intéressons nous au second cas en détaillant un peu le fonctionnement.

Comme je l’ai dit dans quelques précédents articles, un paquet de données sur internet transporte plusieurs informations (en plus de sa “charge utile” : la partie du paquet constituée des données à transmettre) dont :

  • Les adresses IP source et destination
  • Les ports source et destination
  • Le protocole utilisé au dessus d’IP
  • Les éventuels numéros de séquence de la connexion s’il s’agit de TCP

Le logiciel faisant office de firewall dispose d’un certain nombre de directives autorisant ou interdisant les éléments ci dessus.

Le comportement générique d’un firewall (celui qu’on voit le plus souvent chez le particulier) est d’interdire la totalité de ce qui peut entrer et d’autoriser tout ce qui peut sortir.

Si vous êtes un peu au calme et attentif, vous avez tout de suite saisi le problème. Il n’y a pas de notion de communication mais uniquement des paquets sur le réseau. Si on autorise toutes les sorties mais qu’on interdit toutes les entrées, on ne risque pas de pouvoir communiquer avec qui que ce soit.

Pour contourner ce problème, le firewall fait un suivi systématique des connexions légitimement ouvertes et fermées. Concretement, lorsque votre navigateur va établir une connexion avec l’extérieur, il choisi un port local et envoie son paquet a destination de dehors sur le port 80 (web). Le firewall va stocker les 4 informations (port et IP source, port et IP destination) pour laisser passer la réponse (qui aura strictement les mêmes informations mais dans l’autre sens). Lorsqu’une demande de clôture passe, le firewall supprime cette autorisation temporaire (il la supprime aussi s’il n’a pas vu passer de paquets depuis un certain temps de l’ordre de quelques minutes pour éviter de laisser une porte béante ouverte si la communication n’a pas été terminée proprement.

Dans une activité de protection de serveurs, ce fonctionnement n’est pas nécessairement opportun. On prendra par contre soin d’ouvrir en entrée le port 80 d’un serveur web pour que les visiteurs puissent accéder au contenu. A coté de ça, si la machine n’a pas besoin d’accéder au réseau, toutes ses sorties seront fermés pour éviter qu’un attaquant ayant éventuellement compromis la machine ne puisse l’utiliser pour faire du mal ailleurs.

Mais, me direz vous, si on fait bien attention à ce qui tourne sur une machine et qu’on n’a donc que le strict nécessaire et que les autres ports sont fermés, à quoi sert le firewall ?

Eh bien par exemple, si vous installez un serveur MySQL et que vous souhaitez qu’il puisse être consulté depuis une machine ailleurs sur le net, même si MySQL embarque un contrôle d’accès par identifiants et par IP, le port 3306 sera tout de même ouvert à tous les vents et exposera donc la machine a un petit malin qui pourrait vouloir y rentrer ou le harceler dans le but de le faire planter ou de le saturer. On prendra donc soin d’interposer un firewall qui ne laissera passer le trafic que depuis le serveur distant qu’on souhaite autoriser et qui fermera de facto le port aux autres IP qui pourraient vouloir tenter de se connecter.

L’avantage du firewall situé sur le réseau, c’est que la sécurité est centralisée. Si vous détectez une IP qui tente d’entrer par tous les moyens,  vous pouvez la bloquer pour l’ensemble du réseau d’un seul coup. Le problème de la centralisation, c’est que si votre firewall rencontre une difficulté (plantage, saturation, mauvaise configuration…), toutes vos machines sont plus ou moins dans le noir.

C’est pour quoi on porte généralement une attention toute particulière à tout ceci et que les machines les infrastructures les plus critiques disposent soit d’un firewall dédié en amont, soit d’une configuration de protection locale, voir des deux, couplé à un système permettant de contourner un firewall “en panne” pour ne plus reposer que sur la configuration de sécurité locale.

Lorsque dans un film, vous entendez l’acteur jouant le rôle du héro-robin-des-bois crier qu’il a réussi à casser le deuxième firewall et qu’il en reste encore 3, c’est pour le show. on empile rarement 5 firewall et au final, le problème de sécurité se situe le plus souvent sur l’application qui est ouverte à tous les vents sur le firewall que sur celle qui est masquée derrière un port fermé.

En matière de sécurité, la règle est simple : plus un logiciel est utilisé et répandu,  plus il est sujet à des problèmes de sécurité. Non qu’il soit plus vulnérable en lui-même, il est simplement plus intéressant pour une personne souhaitant exploiter une faille de passer du temps à casser un logiciel répandu qui lui ouvrira les portes de nombreuses machines plutôt que de tester les vulnérabilités d’un logiciel rarissime.

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FDN & HADOPI au conseil d’état

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Crédit photo : rouge & bleu (flickr)

Hier soir, j’ai prévenu ma fille (4 ans) qu’aujourd’hui je rentrerais tard parce que j’avais beaucoup de travail et qu’il faudrait qu’elle et son frère soient sages avec maman.

Fatalement, elle m’a demandé “et tu va faire quoi au travail ?”. Je me suis creusé un peu la tête, et la seule façon que j’ai trouvé de lui expliquer à été de lui dire “Je vais voir des gens très importants pour leur expliquer qu’ils faut qu’ils réparent quelque chose que d’autres gens ont cassé”. Ce à quoi elle a tout naturellement répondu “ils ont fait une bêtise les autres gens ? C’est pas bien”.

Voila, la vérité sors de la bouche des enfants …

Aujourd’hui avait donc lieu l’audience au conseil d’état à propos de la demande de référé-suspension déposée par FDN fin août contre les décrets d’application d’HADOPI. Lire la suite

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Appel aux geeks

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Crédit photo : José Goulão (flickr)

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas m’adresser en priorité aux néophytes et amateurs de tous poils mais à mes collègues du réseau (les autres peuvent lire quand même, hein).

Nous sommes tous d’accord, le filtrage d’internet, c’est mal. Que ce soit imposé par l’état, par des boites privées ou par le patron de sa boite.

Parmis mes activités non documentés, j’ai, pendant quelques temps, participé à une association qui faisait la chasse aux pédophiles et dont les principaux buts étaient la sensibilisation des gens au problème et surtout l’amas d’information pour aider les forces de l’ordre à retrouver les enfants (enfermer les méchants c’est bien, retrouver les victimes, c’est mieux).

Nous sommes tous d’accord, la pédophilie, c’est ultra mal. C’est le levier qu’utilise aujourd’hui le législateur pour faire avaler la pilule du filtrage d’internet à l’opinion publique. Comment répondre “non, filtrer c’est pas bien” quand on vous parle de familles et d’enfances détruites ? Lire la suite

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FDN & HADOPI, H-18

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Je me livre à un affreux teasing, j’ai honte, vous pouvez pas savoir.

Le conseil d’état se prononcera demain à 17h (idéal comme occupation pour l’apéro) sur le recours exercé par FDN cet été. Le juge du référé sera le président de la section du contentieux, Bernard Stirn. FDN à reçu hier et aujourd’hui les observations du ministère de la culture et du ministère de la justice qui s’est invité tout seul à la fête. Certains passages sont pour le moins … surprenants.

Stay tuned & follow @turblog on twitter. Accrochez vous bien, ça risque d’être rapide comme séance de livetweet.

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TCP, UDP et la porcherie

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Crédit photo : Le Monolecte (flickr)

Gruik gruik. Bon, ok, on parle de ports. Donc ni de porcs ni des endroits ou on range les bateaux meme si ca s’ecrit pareil. Il faudra lire l’article en entier pour comprendre l’illustration.

En informatique, un port designe deux choses

  • les endroits ou vous branchez les cables sur une machine (port serie, port USB …)
  • de petites choses tres virtuelles dont nous allons parler tout de suite. Lire la suite
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Et la presse court, court …

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Crédit photo : Giorgio Montersino (flickr)

Notre amie haute autorité du moment a encore sorti un communiqué de presse aujourd’hui (après celui de samedi qui gueulait après un site proposant une assurance juridicotechnique contre les sanctions de la nouvelle loi).

Et je me fends la poire. Je découvre avec grande joie le monde impitoyable de la presse avec ce blog, c’est un grand bonheur.

Grosso modo, la presse, c’est un tas de gens qui se tirent la bourre à longueur de temps (24h/24 et 7j/7) pour savoir qui sortira son article en premier sur le dernier sujet sensible du moment. Vous ajoutez à cela l’immédiateté de la publication d’internet et vous obtenez un tas de gens accroché aux basques des gens qui publient des communiqués pour les reprendre partiellement, en tirer juste ce qui les intéresse (en bien ou en mal) sans jamais publier le communiqué en lui même.

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FDN & HADOPI, J-2

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Un petit rappel des échéances de cette semaine.

Décision du conseil d’état à propos de la demande de suspension du décret 2010-872 formulée par FDN mercredi 8 septembre à 17h. J’ai prévu de livetweeter la chose (@turblog et dans le blender situé dans la première colonne à droite de ce blog) si d’aventure la SNCF m’autorise à me déplacer sur Paris, ce qui semble faisable, d’après le planning prévu.

Et puis, moindre importance mais il y aura des bulles, la réunion préparatoire pour la constitution d’un FDN Like Parisien. Ça se passe au Trappiste (au début de la rue St Denis) vendredi en fin de journée.

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HELP, c’est quoi mon IP ?

Catégories: Comment ça marche, Internet
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Crédit photo : Simon Collison (flickr)

En tant qu’interface chaise clavier (oui, c’est de vous que je parle), pour connaitre l’IP qu’utilise votre ordinateur, vous pouvez lancer ipconfig qui va vous renseigner sur l’adresse de l’ordinateur. Si cette adresse commence par 10, par 192.168, par 172.16 (et une poignée d’autres que je ne détaillerai pas ici tant on les croise rarement), vous avez perdu, c’est une adresse locale qui ne va pas plus loin que le modem ou le routeur qui se situe à proximité.

Pour connaitre votre adresse sur internet, vous devez utiliser un petit service extérieur, par exemple ici.

L’IP n’a rien de confidentiel puisque comme je l’ai deja expliqué dans d’anciens articles, chaque paquet de données qui sort de chez vous la porte sur le front comme le nez au milieu de la figure. Le service qui vous l’indique ne fait donc pas de magie noire, il ne fait que l’extraire de votre propre demande pour vous la montrer.

Mais le sujet de ce billet s’adressait surtout aux machines elle-mêmes. Pour ressituer la problématique, nous allons encore une fois prendre windows comme exemple. Vous êtes peut-être déjà consulté la rubrique “paramètres réseaux” et constaté, au choix, que l’adresse locale de votre machine était renseignée à la main ou, plus probablement, que la case “obtenir automatiquement une adresse” était cochée.

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A venir, entretien avec HADOPI

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Comme raconté en milieu de semaine, j’ai rencontré mardi dernier Eric Walter, secrétaire général de la HADOPI. Quelques personnes m’ont reproché de ne pas avoir assez relaté le discours de mon interlocuteur dans mon billet, c’était plus ou moins voulu.

Pour corriger ça et aussi pour récolter d’autres questions pertinentes si certains en ont (voir rubrique contact, la haut), vous trouverez ci dessous la liste des interrogations que je lui ai transmise ce jour. Il m’a promis une réponse dans le courant de la semaine prochaine.

Je me suis posé des questions sur l’opportunité d’organiser une interview live, mais il m’a semblé, au final, plus constructif qu’il dispose du temps nécessaire au développement de réponses plus intéressantes que ce que nous avons vu sur La Tribune, histoire d’engager une démarche de dialogue et pas d’opposition systématique comme je le disais hier dans mon billet-bisounours.

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